Vous préparez le remplacement de vos gouttières et vous voulez savoir à quoi vous attendre avant d’appeler un couvreur-zingueur ? Le prix d’une gouttière zinc posée dépend du modèle, de la hauteur du chantier et du type d’assemblage. Voici les fourchettes à connaître, un exemple de devis détaillé et les points à contrôler avant de signer.
Quel est le prix d’une gouttière en zinc posée au mètre linéaire ?
En fourniture et pose, comptez en général 60 à 200 € par mètre linéaire, la plupart des chantiers courants se situant entre 70 et 185 € du ml. L’écart est large parce que le zinc se travaille sur mesure : chaque chantier a sa hauteur, ses angles et ses descentes.
Pour décomposer ce budget, la gouttière zinc seule (le profilé) coûte souvent de 8 à 25 € le mètre selon le profil et l’épaisseur. La main-d’œuvre de pose représente le plus gros du poste, avec 30 à 150 € le mètre linéaire. Elle grimpe dès que l’accès au toit est difficile, que la soudure à l’étain est nombreuse ou qu’il faut déposer l’ancien système.
Prix selon le modèle de gouttière : demi-ronde, havraise, carrée
La forme du profil influence le tarif, car certaines demandent plus de façonnage et de soudures. La demi-ronde reste la plus répandue et la plus abordable, tandis que la havraise, plus travaillée, se place en haut de la fourchette. Voici les ordres de grandeur en fourniture et pose.
| Modèle | Prix posé au ml | Particularité |
|---|---|---|
| Demi-ronde | 70 à 190 € | Modèle courant, bon rapport qualité-prix |
| Gouttière carrée | 65 à 180 € | Allure contemporaine, bonne capacité |
| Lyonnaise (ou nantaise) | 70 à 180 € | Profil à moulure, courant sur le bâti ancien |
| Havraise | 80 à 200 € | Profil mouluré, finition plus soignée |
Ces écarts restent des repères. Sur une même gouttière demi-ronde de développé 25, un devis à 70 € et un autre à 150 € peuvent se justifier selon la hauteur de la façade ou le nombre de pièces à façonner.
Pourquoi le prix de pose varie-t-il autant ?

Le premier facteur, c’est la longueur et l’accessibilité. Au-delà d’un rez-de-chaussée, l’échafaudage devient presque systématique et ajoute souvent plusieurs centaines d’euros au chantier. Un toit à plusieurs pans, avec beaucoup d’angles, multiplie aussi les raccords et donc le temps passé.
L’épaisseur du zinc joue ensuite sur la fourniture : on trouve couramment du 0,65 mm, du 0,80 mm et parfois plus. Un zinc plus épais coûte davantage mais résiste mieux aux chocs et aux dilatations. Le développé (25 est le plus courant en habitat) détermine la largeur de la tôle utilisée, donc la capacité d’évacuation et le prix de la matière.
La gouttière ne se limite pas au profilé. Il faut compter les crochets de fixation, les naissances et les talons aux extrémités, les coudes, ainsi que la descente d’eau pluviale et son dauphin en pied de mur (la partie basse en fonte ou en zinc qui résiste aux chocs). Enfin, la dépose de l’ancienne gouttière, son évacuation et la reprise éventuelle des planches de rive s’ajoutent à la facture.
Exemple de devis d’une gouttière zinc fournie et posée
Prenons une maison avec 20 mètres de gouttière demi-ronde en développé 25, deux descentes de 6 mètres et un remplacement complet de l’ancien système. Le devis d’un couvreur-zingueur pourrait ressembler à ceci (montants indicatifs, hors TVA) :
- Gouttière zinc demi-ronde, 20 ml fournis : 440 €
- Crochets, naissances et talons : 120 €
- Deux descentes d’eau pluviale de 6 ml fournies : 360 €
- Coudes et deux dauphins : 90 €
- Dépose de l’ancienne gouttière et évacuation : 160 €
- Échafaudage (montage, location, démontage) : 350 €
- Main-d’œuvre de pose et soudures : 900 €
Le total atteint environ 2 420 € HT, soit autour de 120 € par mètre linéaire de gouttière une fois tous les postes répartis. On reste donc dans la fourchette annoncée, et on voit que la gouttière elle-même ne pèse qu’une petite part de la facture.
Un devis à 40 € le mètre, posé : que doit-on vérifier ?
Un tarif très bas cache souvent un zinc fin, des crochets espacés, l’absence de dépose ou un échafaudage non compté. Demandez que chaque ligne soit détaillée : épaisseur et développé du zinc, nombre de crochets, type de soudure, dépose, évacuation des gravats et assurance décennale de l’entreprise. Comparez toujours au moins trois devis sur la même base.
Pose soudée ou collée : quel impact sur le budget ?
La soudure à l’étain est la méthode traditionnelle du zingueur. Elle assure une étanchéité durable et se pratique sur les chantiers de qualité, mais elle demande du temps et un vrai savoir-faire. Elle fait donc monter le coût de main-d’œuvre, surtout quand les angles et les raccords sont nombreux.
La pose collée, ou avec joints mécaniques, va plus vite et réduit la facture. Elle convient bien aux longueurs droites, à condition d’utiliser une colle adaptée et de respecter les consignes du fabricant. Sur un chantier exposé ou une façade soignée, beaucoup de professionnels préfèrent rester sur la soudure, plus fiable dans la durée.
Combien coûte le zinc par rapport au PVC et à l’aluminium ?

Pour situer le zinc, le PVC reste le moins cher, avec une pose souvent bien inférieure à celle du zinc, mais sa durée de vie est plus courte et il vieillit mal au soleil. L’aluminium se place entre les deux et offre un large choix de coloris. Le zinc coûte plus cher à l’achat, mais sa durée de vie de 30 à 50 ans, sa résistance à la corrosion et son vieillissement agréable justifient l’investissement, surtout sur du bâti ancien ou de caractère.
FAQ : durée de vie, entretien et choix du professionnel
Quelle est la durée de vie d’une gouttière en zinc ?
Comptez 30 à 50 ans, parfois plus si la pose est soignée et si l’entretien est régulier. Un zinc trop fin ou mal posé vieillit nettement plus vite.
Quel entretien prévoir ?
Un nettoyage une à deux fois par an suffit en général : retirer feuilles et mousses, vérifier les crochets et contrôler que l’eau s’écoule bien vers la descente. Évitez les produits agressifs, qui altèrent la patine du zinc.
Quelle taille de gouttière choisir ?
Le développé 25 convient à la plupart des maisons individuelles. Pour une grande toiture ou une pluviométrie forte, un développé plus important peut être nécessaire, à valider avec le professionnel.
Comment choisir le bon artisan ?
Adressez-vous à un couvreur-zingueur, demandez plusieurs devis détaillés, vérifiez son assurance décennale et regardez des réalisations récentes. Un bon professionnel vous explique son choix de modèle, d’épaisseur et de méthode de pose, plutôt que de vous donner un simple prix global.





