Avant de louer ou d’acheter à Pontault-Combault (77340), en Seine-et-Marne, la question revient presque toujours : y a-t-il des secteurs à fuir ? Les avis en ligne tranchent vite, mais ils reposent souvent sur des impressions. Cette page remet les choses à plat avec des critères vérifiables : sécurité, transports, cadre de vie et prix. Dernière mise à jour : 2026.
Quels quartiers éviter à Pontault-Combault ? La réponse et la méthode
Pontault-Combault ne compte aucun quartier officiellement classé « à éviter ». Aucune source publique ne fournit de classement fiable de la délinquance à l’échelle de chaque quartier, et la même prudence vaut pour les quartiers à éviter à Maisons-Alfort. Parler de « quartier à éviter » revient donc à généraliser à partir de ressentis, ce qui stigmatise des habitants qui vivent très bien dans ces secteurs.
Les avis locaux et les plateformes d’analyse pointent plutôt des points de vigilance : les zones de grands ensembles, les abords des pôles de transport et certaines franges plus isolées de la commune. Les nuisances citées sont surtout du vandalisme, des vols et un sentiment d’insécurité plus marqué le soir, pas une insécurité uniforme ou exceptionnelle. Le secteur de la Mairie, autour de l’habitat collectif de Mairie-Rouxel, revient par exemple comme moins calme selon les horaires et les îlots.
Pour évaluer un secteur, la méthode la plus fiable croise quatre éléments : les chiffres de sécurité de la commune, la desserte (RER E, bus, routes), le type d’habitat et les prix DVF (demandes de valeurs foncières) observés dans la rue visée. Elle se complète par deux visites, l’une en journée et l’autre en soirée.
Les secteurs de la commune comparés : Mairie, Berchères, Cimetière-Centre commercial, Ingres
Le découpage de la commune est plus un usage qu’une frontière administrative. On distingue en général le secteur de la Mairie, Berchères, le secteur Cimetière-Centre commercial, Ingres, l’Orme au Charron et des zones plus périphériques vers la plaine de Pontault. Chacun a une identité différente, entre pavillons, résidences collectives et zones d’activité.
Le tableau ci-dessous donne des repères qualitatifs. Il ne remplace pas une visite : à l’intérieur d’un même secteur, deux rues voisines peuvent offrir une ambiance très différente.
| Secteur | Habitat dominant | Transports | Point de vigilance | Profil visé |
|---|---|---|---|---|
| Mairie | Collectif et centre-ville | Bus, commerces à pied | Ambiance variable selon les îlots, calme moindre le soir | Budget serré, étudiants |
| Berchères | Pavillons et petites résidences | Bus, voiture utile | Peu de signalements marquants, circulation aux heures de pointe | Familles |
| Cimetière-Centre commercial | Mixte | Axes routiers, bus | Fréquentation commerciale, bruit et stationnement | Actifs motorisés |
| Ingres | Résidentiel | Bus vers la gare | Distance à la gare selon la rue | Familles, couples |
| Orme au Charron | Résidentiel et collectif | Bus, accès routier | Se renseigner sur la résidence précise | Budget serré, familles |
Sécurité et qualité de vie : ce que disent les données

Les chiffres disponibles valent pour la commune entière, pas pour un quartier. Pour 2025, une compilation fondée sur les données du Service statistique ministériel de la sécurité intérieure recense 73 cambriolages, soit environ 0,5 pour 100 logements. Elle compte aussi 104 victimes de violences hors cadre familial (environ 2,7 pour 1 000 habitants) et 248 victimes de vols sans violence (environ 6,3 pour 1 000 habitants).
Côté stupéfiants, 154 personnes ont été mises en cause pour trafic ou usage, soit environ 3,9 pour 1 000 habitants. Ce chiffre reflète autant l’activité des forces de l’ordre que l’ampleur du phénomène : il progresse quand les contrôles se multiplient.
41 faits pour 1 000 habitants : comment lire ce chiffre
Une autre compilation, portant sur 2024, recense 1 574 crimes, délits et actes de délinquance, soit environ 41 faits pour 1 000 habitants. Ce taux se compare à celui des communes limitrophes comme Roissy-en-Brie, ou à la moyenne départementale, mais jamais à un quartier précis. Il mélange des faits très différents, des vols de véhicules aux dégradations.
Sur la qualité de vie, le tableau est plutôt favorable. La commune bénéficie de parcs, d’une vie associative active et d’équipements scolaires nombreux. Le calme résidentiel domine dans les secteurs pavillonnaires, tandis que le bruit vient surtout des grands axes et des abords du centre commercial.
Transports et accessibilité : RER E, bus et axes routiers
La gare de Pontault-Combault, desservie par le RER E, relie la commune à Paris en une trentaine de minutes environ selon la destination et l’heure. Elle constitue le principal atout pour les actifs qui travaillent dans la capitale. Plus on s’éloigne de la gare, plus le bus ou la voiture deviennent nécessaires.
Pour rejoindre Marne-la-Vallée ou les pôles d’emploi voisins, la voiture reste souvent le choix le plus pratique. Les axes routiers saturent aux heures de pointe, ce qui pèse sur le confort de certains secteurs. Les abords de la gare, eux, concentrent parfois des incivilités signalées le soir, un point à vérifier sur place si vous comptez rentrer tard.
Prix de l’immobilier par quartier
Le prix au m² à Pontault-Combault se situe en gros entre 3 500 et 4 200 € selon le type de bien et la source, avec des écarts nets entre appartement ancien en collectif et maison avec jardin. Ces valeurs sont des ordres de grandeur : les prix DVF des ventes récentes dans la rue visée restent la référence.
En règle générale, les secteurs pavillonnaires comme Berchères ou Ingres affichent des prix plus élevés. Les résidences collectives proches de la Mairie ou de l’Orme au Charron sont plus abordables, ce qui explique leur attrait pour les petits budgets. Un prix plus bas ne signale pas un problème en soi, mais il invite à vérifier l’état de la copropriété, les charges et l’ambiance de l’immeuble.
Choisir son quartier selon son profil : famille, budget serré, étudiant

Une famille cherchera d’abord le calme, la proximité des écoles et un jardin. Les secteurs pavillonnaires de Berchères et d’Ingres répondent bien à ce besoin, au prix d’un budget plus élevé et d’un recours fréquent à la voiture.
Un petit budget ou un étudiant privilégiera la proximité des commerces et des transports. Le secteur de la Mairie et les résidences collectives offrent des loyers plus accessibles. Dans ce cas, la visite à plusieurs horaires devient le meilleur filtre : passez un soir de semaine et un samedi après-midi, observez l’entretien des parties communes et interrogez les voisins.
Pour les actifs qui prennent le RER E chaque jour, la distance à la gare pèse davantage que le nom du quartier. Quelques minutes de marche en plus ou en moins changent le quotidien bien plus qu’un classement théorique. Dans tous les cas, croisez les chiffres de la commune, l’état du bâti et votre propre ressenti sur place avant de vous engager.





